Anamnesis

24 juin 2016

Anamnesis.... C'est fini.

Je ne croyais pas pouvoir dire ça un jour. Mais c'est le cas, pourtant. J'abandonne Anamnesis. Je l'aime fort, très fort même, mais il ne me correspond plus. 

J'y ai mis tout mon coeur, et ce, pendant 7 années. Ça me serre la gorge. Mais ça fait tout de même, et vous l'avez sûrement remarqué, longtemps que je tente tout, absolument tout pour arriver à le faire vivre et que je ne parviens à rien. J'ai réfléchi et exploré toutes les pistes, modifié son contenu, son apparence. Mais mes écrits ici ne restent que.... Que des écrits qui ne me rendent plus heureuse. Je n'éprouve plus de joie à poster ici. Le problème n'est plus l'écriture, j'ai plein d'envies, j'ai réglé ce soucis. Le problème, c'est Anamnesis. 

Ce lieu est devenu pour moi comme une maison chargée de trop de choses. La différence est que ce blog, je n'ai pas la moindre envie de faire l'effort de le "purifier". 

Depuis peu de temps, je deviens une autre personne, en sourdine. Oh je reste la gueularde engagée dans plein de trucs, là dessus, rien de nouveau sous le soleil. Mais il se passe des choses, en secret, qui font de moi quelqu'un d'autre. J'ai entamé un virage il y a peu, flippant. J'ai peur. J'ai très peur, mais je veux y aller. Je fais partie de ceux qui ne baissent pas les bras même quand ils se chient dessus. Je suis prête à m'engager dans d'autres choses, qui jusque là me terrorisaient, au point de ne pas les laisser exister. 

Je veux un blog qui me correspond. Anamnesis va rester en lecture libre. Si je suis capable de ne plus y écrire et donc de l'abandonner d'une certaine façon, je ne suis absolument pas capable de le supprimer. Il restera une archive, une période de ma vie. 

Je suis cependant très heureuse aussi, parce que j'ai un autre chez moi. Il est créé, tout neuf, et il me correspond. Il va se remplir au fur et à mesure. Je pense importer quelques articles d'ici, mais peu. Je me laisse le temps de choisir. En revanche, les articles des séries TV, des films et certains de musique vont venir ça c'est certain. Pour le reste, j'ai plutôt envie de laisser ça derrière moi.
Je ne veux plus crier sur mon blog. Je ne veux plus d'articles coups de gueule. Je continuerai d'être engagée, de militer, toujours. Mais pour ça, j'ai les réseaux sociaux, qui, je l'estime, ont bien plus d'impact, de portée. Mon nouveau chez moi ne sera rien d'autres qu'un lieu où régnera tout ce qui me prends aux tripes, m'emmène au Paradis. Et je vous emmène, du coup. Si vous avez envie de ce voyage. 

Je vous invite donc à me suivre, et à me suivre aussi sur la nouvelle page Facebook qui est liée.

--> C'est par ici : Le Blog <--

Une dernière chose. Je vous remercie, tous et toutes, de m'avoir suivie ici. De m'avoir lue, supportée (dans tout les sens du terme). Je ne laisse personne, et tout le monde est le bienvenu en ce nouveau lieu, ce nouveau chez moi. Seul Anamnesis s'arrête, son fonctionnement, son esprit. 

Merci, merci, merci. Pour vos lectures, vos mots, votre soutien, qui sont pour moi, d'une valeur inestimable, et qui sont aussi une raison de ne rien supprimer. 

♥ ♥ ♥

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14 juin 2016

MACHINE HEAD - Is There Anybody Out There? (OFFICIAL TRACK)

Machine Head - Is There Anybody out There - Blog Anamnesis

Machine Head a sorti un nouveau single, un peu particulier. Il est spécial au niveau du style je trouve, mais aussi au niveau du message passé. Robb Flynn explique ce qu'il est : 

"The song is about love, loneliness, racism, and not getting what is going on in the world/America. It's very much about current events, but applies to a bigger picture."

Les évènements récents, qui sont tout de même d'une rare violence, poussent pas mal d'artistes à s'exprimer sur le sujet et à faire des oeuvres qui sortent de leurs habitudes créatrices, que ce soit les dessinateurs, et autres. J'avoue que je ne m'attendais pas à ce que Machine Head sorte un titre pour ça, même si Robb Flynn parle très facilement et beaucoup, ne manque jamais de dire ce qu'il pense sur un bon nombre de choses, ses positions sont donc claires, faciles à connaître. 

Malgré la bonne volonté, ce titre n'a pas fait l'unanimité. Il est tout de même très critiqué. Beaucoup n'hésitent pas à le taxer de simple merde, d'autres diront "Mais où est Machine Head,
c'est quoi ça ?" 
J'avoue avoir été très surprise moi même par ce titre. J'ai même éprouvé de la déception. On se retrouve avec quelque chose de vraiment différent. On est loin du Machine Head au son lourd, qui cogne. 
Il ne faut pas se méprendre, j'adore lorsque les groupes évoluent, je pense même que c'est le principe de la musique, le principe même de l'art en général. L'art est supposé évoluer, comme son créateur évolue. Gojira nous en a donné un parfait exemple avec les extraits de leur nouvel album qui arrive (j'écrirai sur eux aussi, en temps voulu), c'est du Gojira qui évolue.

Lors du démarrage du morceau, j'ai été emballée. Jusqu'à l'arrivée du premier couplet, où on entend un simple chant, avec ce rythme... Qui m'a fait penser à... The Offspring. Ou un truc comme ça. Cet espèce de chant rythmé de cette façon, que je peux tout à fait aimer, mais chez Machine Head, ça m'a laissée perplexe, et je n'ai pas aimé. J'adore le refrain, la musique, le passage chanté et musical (à partir de 2 minutes 37) comme Machine Head le fait souvent, avec une musique plus calme certes, mais plus lourde.
Ce qui est paradoxal, c'est que j'ai beau ne toujours pas aimer ces couplets chantés à ce rythme là, je ne parviens pas à décrocher du morceau. Je l'écoute en boucle, pour le reste que j'adore, même si ça reste du Machine Head différent. J'aime cette différence là, bien que j'avoue espérer réentendre un Machine Head plus bourrin, ce Machine Head lourd et puissant, jouant avec les rythmes.
Sur moi, Machine Head a réussi une belle prouesse : Que je sois incapable de décrocher d'un morceau rempli de passages qui me font chier. Ce morceau a un véritable esprit, une ambiance, une énergie, qui fait que j'y reste collée comme une bernique à son rocher. Et là du coup, en réalisant qu'ils ont su faire ça sur la chieuse que je suis, j'en arrive à me dire "La vache, c'est du grand Machine Head".

Moralité, j'aime pas tout mais j'adore. Et j'adore Machine Head encore plus qu'avant, juste pour être capable de me faire éprouver ça, ce paradoxe, cette attirance bizarre. Ils ont foutu le bordel dans ma tête. C'est grisant.

Je vous laisse avec le morceau.

Bonne écoute.

headbang

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Des Humains et des Cases.

Je ne me voyais pas écrire d'article à ce sujet sur mon blog. Juste que j'aimerais écrire autre chose, parfois des choses plus légères, ici.....
Non pas que je ne veux plus en parler, plus défendre qui que ce soit. Mais il est vrai que l'usure gagne du terrain. On gueule, on explique en long, en large et en travers, avec des arguments imparables, mais on fait toujours, en retour, face au même esprit, pauvre et crasse, emprunt de domination et d'égoïsme, de bêtise et de mauvaise foi.
On se retrouve avec un massacre à Orlando, de gens qui ne faisaient de mal à personne. Qui avaient juste le droit d'exister. Et je reste choquée par ça. Ça continue de me faire pleurer, et en particulier quand je vois la vague de haine que ça soulève. 
Parce qu'être gay, c'est mal. Dans la tête de beaucoup. C'est une déviance, on est pas normal. Je me sentais, il y a encore quelques temps assez à l'écart d'une certaine façon. J'ai des amis gays, qui me sont chers, et j'avais mal pour eux. Jusqu'au moment où j'ai réalisé que j'étais bien plus concernée.
Remonter dans ses souvenirs. Se rappeler de quelque chose qu'on a tellement trouvé naturel à l'époque, qu'on l'a oublié. Comme on oublierait toute chose qu'on fait tout à fait naturellement. C'est tellement normal à nos yeux, qu'on y pense même pas.

Je me suis souvenue que j'avais aimé une femme. Et là.... J'ai pris tout ça dans la gueule très différemment. Vous savez, quand on est pas concerné parce qu'on se rappelle pas avoir aimé une personne du même sexe tant c'était normal sur le moment, ça choque et ça fait mal, cette homophobie, mais vous êtes tout de même en dehors du cercle, parce que vous n'êtes pas une cible à vos yeux. Ma vision ne vient pas du fait que je me pensais hétéro (même si en effet, je me le suis déjà dit, de façon tout à fait bateau), elle venait du fait que l'homosexualité, la bisexualité me semblent normales et qu'au final, je n'y ai pas réfléchi. Je ne me suis jamais interrogée sur ma sexualité, j'ai vécu les choses, voilà tout. Comment j'aurais pu me sentir victime, alors que je n'avais même pas conscience d'être visée ? 
Quand ça fait partie de vos tripes de défendre les droits des êtres vivants, vous ne pouvez que ressentir du dégoût pour ceux qui les piétinent. Et c'est mon cas. Jamais je ne pourrai aimer, apprécier, manger avec un homophobe. Avec un raciste. Je veux pas de ces gens. Je n'en voudrai jamais. Ils n'ont que mon mépris. 

Et oui Angellyca. Tu as aimé une nana. Du coup, ça explique des trucs auxquels j'avais pas fais gaffe, parce que ça me semblait normal. Mais ça explique qu'il m'arrive de me retourner sur des nanas. Ah, c'est donc pour ça ! Voui. C'est pour ça. Mais c'est normal ! Voui, t'en fais pas, c'est normal. 
Et là, je me suis dit, alors moi aussi, je suis une cible.

Et je me suis mise à me demander ce que j'étais. Parce que j'aime quand même plus souvent des mecs que des nanas, je n'en ai aimé qu'une. Oui mais les nanas sont là et je peux les aimer, c'est un fait. Si c'est arrivé une fois, ça peut se reproduire. Alors je suis plus quoi ? Hétérosexuelle, Bisexuelle ? Dans quelle boîte que je dois me coller ? C'est ce que l'humain aimerait bien que je fasse, que je me colle dans une de ses petites boîtes bien carrées et closes, qu'il a soigneusement créé avec des noms dessus, où il range tout  le monde. Parce que si il peut me ranger dans ses boîtes nommées, il sera à l'occasion rassuré, il pourra me scruter, me juger, m'estimer, pourra savoir si il peut m'aimer ou me haïr. C'est tellement plus facile.

Sauf que moi, ces boîboîtes avec étiquettes, j'en ai rien à faire. Je regrette. Mais pour moi, hétéro, homo, bi, ce ne sont rien d'autre que des boîtes dont on doit se sortir. Le droit à la différence ? Mais quelle différence ? Y a pas de différence, on est tous des humains il me semble, non ? Donc elle est où, cette foutue différence dont tout le monde parle, que tout le monde voit ? On des humains, qui aiment des humains, avons des rapports sexuels avec, point. Alors cette différence, c'est quoi ? Je vois rien moi.
 
Je suis. Point. Je suis une femme qui aime, peut aimer. J'ai un coeur, un esprit, et j'aime des gens. Je peux aimer un humain. Je peux aimer un être, son esprit, qu'il ait des nichons ou des testicules. Et tout le monde fonctionne comme ça, peu importe avec qui. Je n'ai pas à accepter ces foutues cases que l'humain a créé pour se repérer, savoir si je suis bonne ou mauvaise, parce qu'il est pas foutu d'y penser tout seul, en dehors des conneries de cases, qui lui servent à être juste un connard et à s'en contenter.
Je m'en fous moi, de cet humain qui se prend pour Dieu le père, parle de supériorité, mais qui est encore assez con pour péter un câble dès qu'il voit un truc et en fait une différence qui n'existe pas, au point de le massacrer, parce que ce qui compte pour lui au final, c'est juste d'avoir la plus grosse, alors qu'il n'y a pourtant pas matière à se poser des questions.

Je me rangerai pas dans ces cases. Je suis juste capable d'aimer. Et c'est exactement ce qu'on est TOUS. Capables d'aimer, point barre. On est rien d'autre, jamais, nulle part. Et je revendique mon droit à ne pas être rangée dans ces cases en lesquelles je ne crois pas. Je me fiche d'être hétéro ou bi. Ce qui compte, ce n'est pas d'être capable d'aimer ? Ce n'est pas d'aimer vraiment quelqu'un, de le rendre heureux ? Ce n'est pas d'avoir la chance de vivre un amour vrai et entier ? Qu'est-ce que le sexe vient faire là ? Je n'ai rien choisi moi. Personne ne choisit. Ça vient et c'est tout. J'ai cherché dans ma mémoire, ça s'est fait et voilà tout. Je ne suis pas malade. Je ne suis pas déviante. J'ai aimé une personne, des personnes. Voilà. Pas de quoi en faire tout un plat.
C'est ça qui est fou, au final. C'est d'en faire tout un plat. D'être capable de soulever ça, d'être capable de s'élever contre ça, alors que c'est normal, que c'est banal. On ne devrait même pas y penser tellement ça ne compte pas.
Je rêve d'un monde où on arrêtera de penser avec des cases. Où on sera juste des humains, et rien de plus, rien de moins. Ce serait tellement plus simple, au final. 

Je suis quoi..... Rien. Moi.

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28 mai 2016

Madame Café.

Une femme, la quarantaine approchant, buvant un café, dans la salle intérieure d'une brasserie. Une vue dégagée sur la galerie marchande, les gens passant à la caisse de la grande surface, les autres brasseries.  

Un double expresso. Infâme, d'ailleurs. Un goût tirant sur l'amer, le trop fort, le café saturé. Le sucre qui d'ordinaire n'est jamais mis avec excès, est là, largement utilisé. Il faut arriver à l'avaler. Histoire de se dire qu'on a pas paumé 1 euros 90, alors que ce foutu café ne les vaut même pas. Un croissant, plutôt bon, lui. Un nouveau livre, celui de ce Dieu Unique, cet homme qui transcende ses tripes chaque fois qu'elle lit les lignes qu'il a tapé sur sa vieille machine. Cet auteur qu'elle ne conçoit même pas de ne plus lire un jour. Cet homme qui a radicalement changé sa vie, alors qu'elle était une ado solitaire, sans trop d'amis, vivant dans une famille déchirée en permanence. 

Une humeur plutôt bonne. Un moment sympathique, qui va se transformer en douleur dans la poitrine, en gorge qui se serre, en larmes qui montent et qu'il va falloir ravaler. On est en public, merde.

Cette foule observée. Les souvenirs qui remontent. Il y a quelques années, tout ça la fascinait. L'inspirait. Elle écrivait dessus. Des critiques sur la nature humaine, ma foi, plus ou moins justes, avec plus ou moins de raison et d'objectivité. Parfois avec douleur et parfois avec violence. Parfois même avec les deux. Souvent même avec les deux. Dans un esprit de vouloir bousculer les consciences, d'idéalisme, de percuter le pékin qui passerait par là.
Réveille-toi, cette foutue société de consommation n'est qu'une gigantesque merde infâme, on veut faire de toi un mouton qui achète, et que tu crèves, le gouvernement pour qui tu votes avec tant de conviction et en qui tu mets ta foi, s'en tape. 
Une femme croisée, un enfant qui aura sourit avec son petit coeur innocent, sur le quai d'une gare, qui aura fait réaliser que c'est ce qu'on a plus, l'innocence.
Une salle d'attente de médecin, où les personnes âgées parlaient, le coeur serré, de leurs ami(e)s partis, évoquant des souvenirs. Voir leurs yeux tristes, entendre leurs gorges se serrer et leurs voix trembler. Lire sur leurs visages cette incompréhension, cette notion de tristesse et d'injustice, mêlée à cette notion d'abandon. C'est la vie, qu'il dira, celui qui mettra fin à cette conversation douloureuse qu'ils n'auraient jamais du avoir.

Et plus rien n'inspire aujourd'hui. En tout cas pas ces gens, pas ceux qui inspiraient. Les larmes montent. La poitrine fait mal. Et cette gorge. Putain qu'elle fait mal, à se serrer comme ça. Il faut baisser la tête. Baisse la tête, Madame Café. Comme ça, si les larmes coulent malgré les efforts, peut être que ça se verra moins, ou pas du tout. Une extinction. Un vide et du froid. Madame Café ne regarde plus les gens, le monde. Elle est tellement ermite, maintenant. Et d'ailleurs, elle n'écrit plus. Les écrits qui apparaissent sont souvent, et même toujours maintenant, plus forcés et nécessaires que passionnés. Ils sont même devenus douloureux, parce qu'inanimés. Et ça n'a rien de paradoxal. Le vide fait mal. Le manque de passion, d'émotions. Ça lui a toujours fait mal. Elle en a toujours eu un besoin vital. Dans ses extrêmes. 
Se réfugier dans son petit jardin secret, et le dire en espérant recevoir des mots qui soulagent a été la seule solution qu'elle a trouvé. Il faut que ça s'arrête cette douleur dans la poitrine et cette lutte contre les larmes. Ça va finir par couler. Et peut être même se transformer en crise de larmes incontrôlable. Et la perte de contrôle.... Madame Café n'en veut pas. C'est d'ailleurs un de ses nombreux problèmes.
Après avoir lu leurs mots, elle a fini par comprendre. Ils ont raison.

Il n'y a pas d'extinction. Madame Café a changé. C'est tout. Elle a 39 ans maintenant. La passion est encore là. L'envie d'écrire, les choses qui inspirent. Toutes ces choses qui autrefois faisaient que son coeur pouvait exploser tant ces choses étaient grisantes à vivre, ont simplement été remplacées par d'autres. Et elle les connait depuis si longtemps, en réalité.

Pssst, approche : Tu sais quoi ? Elle a juste la trouille..... 

La douleur dans sa poitrine a disparu pour laisser place à une autre. Une douleur passionnelle, vive, intense : Il y a encore des putains de trucs à venir, bordel. Ses idées s'éclarcissent et elle creuse. Creuse, creuse, creuse..... Désormais elle n'écoutera plus qu'elle, pour de vrai. De façon bien plus violente et entière encore. Elle a juste eu peur. Se souvenir de son soi passé, passionné et le voir aujourd'hui dépourvu de tout ce qui existait. On pense qu'on s'éteint. On pense qu'on est brisé. On pense que c'est mort et enterré. Mais changer, c'est pas mourir dedans. C'est devenir quelqu'un d'autre. Et ça ne veut pas dire que ce qui existait n'existe plus. Il faut juste le chercher et le reconnaître, tel qu'il est maintenant, sous sa nouvelle forme. 

Oh tout ira bien. Faut pas se faire de soucis pour elle. Elle fera ce qu'elle voudra. Que ça plaise ou pas. Et elle a d'ailleurs déjà commencé, à cette même table. Les larmes n'ont pas coulé. C'est à cette table, dans cette brasserie qu'est née Madame Café.
Je fais une chouette Madame Café, qu'elle s'est dit.
L'article s'appellerait Madame Café et elle raconterait sa petite histoire, comme si elle appartenait a une autre. Mais on la reconnaîtra. Raconter une histoire. Qu'elle lui appartienne ou non. C'est ça qu'elle adore, Madame Café. Qu'elle raconte donc ce qu'elle veut.
Mais c'est prétentieux de parler de soi à la troisième personne du singulier... Oh fait chier ce concept de merde, j'ai envie d'écrire comme ça et point barre.... qu'elle s'est dit. Puis un soupir. Et un petit sourire.

Voilà. Je vais faire ça. Raconter ce que je veux.

Des bisouxxx.

Madame Café.

Posté par Angellyca à 22:19 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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