09 février 2010
Grimoire de Sang déménage !
J'ai décidé de déménager ce blog chez canalblog. D'abord charmée par un autre hébergeur, mais horrifiée lorsque j'ai découvert les dernières modifs. Si bien qu'on ne s'y retrouve plus, que le "tableau de bord" très simple, aéré et agréable ici, s'avère être une plateforme chiante de chat là bas, avec pleins de trucs sur lesquels faut cliquer partout, les news de vos "amis" qui vous saute à la gueule comme la misère sur le monde dès que vous arrivez, des couleurs et des pt'tis bonhommes... C'est pas bien de faire des trucs comme ça. Je suis fragile des nerfs moi d'abord. C'est le genre de trucs qui me ferais péter de la vaisselle. Vous avez même une tite messagerie instantanée, et moi qui ai une sainte horreur qu'on me dérange quand j'écris... Il y à tellement d'options, que je ne savais même plus où je devais cliquer pour écrire un article, je ne retrouvais même pas ceux que j'avais déjà fais, lutter pour pouvoir écrire, alors que c'est tout de même le concept de base d'un blog, ça reste quand même quelque chose d'assez formidable, je trouve. Je suis bien chez canalblog. Ils sont gentils avec mes nerfs. Restons-y. Alors certains me diront "Oui mais sur facebook, y à ça aussi !". Oui, il y à ça aussi. En nettement moins agressif, croyez moi. Et Facebook, j'y vais pour Facebook. Sur mon blog, je veux la paix, parce qu'écrire me détends, voilà tout. Sur Facebook, je n'écris pas comme je le fais ici. Ce sont deux espaces différents et j'y vais pour deux raisons différentes. Voilà, c'est dit.
Grimoire de Sang est un blog consacré au faits divers, historiques, assez macabres. Je suis une passionnée de criminologie, à mes heures perdues, et je n'avais pas la moindre envie de mettre ce genre d'écrits ici, ça aurait fait... poubelle sans passer par la case "triage", je trouve. La déco est assez soft, je me dis que les textes y seront déjà peut être durs à lire, de par les mots employés, les faits en eux même, je ne voulais pas en rajouter avec une déco glauque à souhait. Le rouge rappelle le sang, le noir le côté sombre, la couleur chair celle de la peau humaine, et cette main, celle de l'homme, capable de tout. C'est suffisant. Je vous laisse le découvrir. En espérant que si comme moi, vous cherchez à comprendre, vous trouverez des réponses....
http://grimoiredesang.canalblog.com/
07 février 2010
Un bisounours rose ?
Au fur et à mesure que j'avance, je me calme doucement. Je ne parle pas de mes coups de colère comme je l'ai écris juste en dessous, je reste humaine avec des réactions d'humaine. Mais j'essaie de changer ma nature profonde. Mes coups de colère étaient bien pires que ça avant. Ils me rongeaient, me détruisaient de l'intérieur. Je vois certains anciens aspect de ma personnalité comme un poison sournois. Il empoisonnait ceux qui me croisait et me rongeais moi, un peu comme l'acide qui dissout les choses, il détruisait ce qu'il y avait de potable chez moi. Beaucoup de mes opinions changent ces derniers temps. Quand je vois des gens que je connais avoir des réactions que j'avais, ça me choque, alors que pourtant, elles ne me choquaient pas quand je les avaient, moi. J'ai l'impression de devenir un bisounours rose. Alors pour beaucoup, je n'avance peut être pas, je dois même reculer, je ne sais pas. Mais le truc, c'est qu'en plus de devenir un bisounours rose, je suis de plus en plus je m'en foutiste. Ce qu'on dit de moi m'intéresse encore moins qu'avant. J'ai commencé à m'en foutre il y à un moment déjà. Je vis mes pratiques, ma spiritualité, et je n'ai plus envie de les étaler, dans le sens intime du terme, comme on étale un trophée. Je ne dis plus ce que je fais, parce que je perçois ça aujourd'hui comme limite de la vantardise mal placée. Ce n'est qu'une conception des choses qui est la mienne, et je comprends qu'on ne la partage pas, tout comme je sais que tout ceux qui parlent de leurs pratiques ne sont pas forcément des vantards avares d'admiration. Loin de moi cette idée. Je n'en vois juste plus l'intérêt. Parce que malheureusement, vous tombez souvent sur des gens pompeux donneurs de leçons, qui ne sont pas capables de comprendre que votre vécut est tout simplement autre que le leurs, ce qui est, pourtant, tout à fait naturel. Au lieu de laisser place à cette compréhension et cette ouverture d'esprit, qui soit disant sont très présents dans le monde de l'ésotérisme, vous tombez sur des gens qui s'imaginent que le parcours des autres doit forcément être identique au leurs, sinon, il est bien sûr évident que vous êtes un parfait charlatan. C'est normal après tout. Si vous ne pétez pas de la même façon que moi, c'est logique, c'est donc que je ne pète pas pour de vrai, ça coule de source. Voilà. Les deux raisonnement sont, l'un et l'autre, tout aussi risibles qu'illogiques. Je n'ai rien à prouver. Mon parcours et mon évolution, qu'ils se fassent correctement ou avec des travers, ne regarde qu'une seule personne. Je sais ce que je fais, avec qui je le fais et où je vais. Après tout, est-ce que mon parcours, ma spiritualité, ma vie ésotérique, ne regarde pas que moi ?
Le jugement des autres est impitoyable et souvent sans appel. Soit ils vous condamnent parce qu'ils jugent vos pratiques sans vous connaître, soit il faut absolument vous sauver, parce que vous êtes un inconscient. Forcément. Si vous ne pensez pas comme eux, c'est que vous ne savez pas, ou êtes inconscient. Bah non. On ne partage simplement pas les même opinions, pas le même vécut. En quoi est-ce si invraisemblable ? On en viendrait à parler de la notion du bien et du mal, tellement subjective, je ferais ça plus tard.
J'ai fais partie, malheureusement, par le passé, de ceux qui ont eu un jugement dur, aveugle et disons-le franchement, stupide. C'est pour ça qu'il ne faut pas prendre de travers mes propos ici présents, ils ne sont en rien des reproches. C'est juste que je pense avoir compris quelque chose et que j'ai la fâcheuse habitude de me dire "Si j'ai compris, pourquoi les autres ne comprennent pas ?". En "critiquant" ce mode de pensées, je critique aussi le mode de pensées que j'ai eu par le passé. Je ne m'écarte pas en disant que je n'ai jamais pensé ce genre de choses. J'ai même carrément honte de certains propos que j'ai tenu, parce que j'ai réalisé leurs côté aberrant. Mais le fait est qu'aujourd'hui, je préfère m'écarter de certains "débats", des gens prétentieux, qui pensent détenir la vérité absolue ou qui considère que l'évolution spirituelle / ésotérique est une course à laquelle il faut absolument arriver premier. C'est épuisant et surtout d'un ridicule déconcertant... et dans mon cas, l'évolution passe par la paix et non par la bagarre.
Les Autres
Non, pas le film, bien que je l'adore ♥. Je parle du facteur "les autres". Ce facteur qu'on oubli parfois et qui est pourtant si important. La journée avait bien commencée, par une belle grasse matinée, suivit de quelques courses, dans un magasin qui part chance, n'était pas blindé de monde, puis un passage au Mac'Do, pour faire plaisir à ma Choupinette, qui me disait "des friiiites !". Oui, dans le monde de ma Choupinette, les frites sont les Reines et le chocolat, le Roi. Bref. Tout allait bien, jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'une voiture se sentait bien mieux à rouler de notre côté de la route que du sien. Après un bon coup de volant, juste la portière et l'aile froissée au lieu d'un choc frontal, j'ai dû aller ramasser le rétro sur la route. La peur me fais faire des choses incroyables. Je m'en suis rendue compte aujourd'hui. Pour certaines personnes, ça les paralysent. Moi j'ai hurlé en lui disant de sortir de sa voiture, je l'ai insulté, je voulais le frapper. Je commençais à m'éloigner de la voiture pour aller lui en coller une, quand j'ai réalisé que ma fille allait être seule dans ma voiture, j'ai donc fait demi tour, dans une colère noire. La gendarmerie passait par là, s'est arrêtée et j'ai hurlé aussi sur eux. Ils ont été d'une gentillesse hors norme. Des gendarmes faisant leur travail, d'autres parlant avec moi pour me calmer, j'apprends soudainement que le monsieur responsable de mon état (et de celui de ma voiture) était un monsieur de 86 ans, désolé de ce qu'il avait fait, se confondant en excuses, disant qu'il avait été éblouit, par on ne sait trop quoi, peut être des fards de voitures qui sont passées avant nous, qui sait. Je n'avais pas vu ce monsieur, son visage je veux dire. Trop de fards allumés, lui garé plus loin, me tournant le dos. J'ai eu de la peine, je me suis mise à sa place. J'ai repensé à mes insultes, à ma colère et je me suis penchée dans ma voiture, pour fondre en larmes. La peur partait, laissant juste la place à de la peine, des remords et de la compassion pour ce vieux monsieur, qui avait eu aussi peur que moi finalement. J'ai voulu savoir comment il allait, alors que quelques minutes plus tôt, je m'en foutais. Il allait bien, nous aussi, que de la tôle froissée, c'est le principal et c'est tout ce que je demandais. Je me suis excusée auprès des gendarmes sur qui j'ai crié, et eux très compréhensifs, m'ont dit que c'était normal, que ce n'était pas grave, qu'ils comprenaient que j'ai eu si peur et qu'ils en avaient vu de pires. J'ai vu ma gosse à l'arrière, je n'ai vu que ça et rien d'autre. Elle est la raison pour laquelle j'ai vu rouge, j'ai eu peur pour elle, pas pour moi. Le facteur "les autres". On peut être bon conducteur, on est pas à l'abri qu'un monsieur, qui malgré ses problèmes de santé, ne voit pas le danger de son comportement et prenne le volant, aussi gentil soit-il, au fond. C'est aussi ce facteur "les autres" qui peut vous mettre dans une rage noire et vous faire pleurer tout les regrets du monde juste derrière. Je connaissais le facteur "les autres". J'ai juste pris conscience de la puissance de son impact aujourd'hui.
