Ces lieux, vastes où on s'exprime. Plein de monde. Mon Dieu, qu'il y a du monde.... Trop.

Je ne supporte jamais bien la foule. Qu'elle soit physique ou virtuelle. Si il arrive que je la supporte un peu mieux par périodes, ça reste restreint. 

Les gens, ça parle. Beaucoup. Parfois à tort et à travers. Sur tout. Sur rien. Ça s'exprime avec violence. Ça crie. Ça dégage de l'énergie. Envahissante. Intrusive. Lourde. Ça entre dans ta bulle sans frapper. Ça t'apostrophe. Ça balance ses opinions. Ça balance ses émotions.

Et toi, tu reçois. On ne te demande d'ailleurs pas ton avis. Un coup de poing. Encaisses.  

Les gens sont violents. En permanence. 

Internet. Les réseaux sociaux. Ce monde, gigantesque cours de maternelle ou peu semblent avoir envie d'évoluer, de devenir plus sages. Parce que ça demande des efforts. Et il est plus facile donc, de nier. De s'aveugler. D'accuser les autres. De se battre. De crier. D'éviter les miroirs. 

On y insulte volontiers et même bien plus que dans le concret. On se moque. On humilie connement, avec des ami(e)s. 
Internet fait des gens de véritables guerriers, bien moins valeureux cependant dans la réalité.
Internet, c'est cette chose aussi utile que néfaste. Cette chose qui révèle l'être qui sommeille et qu'on cache parfois aux proches. Bien planqué, derrière son ordinateur. Ils y vomissent leur haine de l'autre. Leur désir de faire souffrir. Leur comportement détestable. Cette médiocrité dont ils font un drapeau.
Internet, c'est utile pour faire mal.
Internet, c'est pire qu'une manif dont les participants de tous bords seraient armés jusqu'aux dents, venant dans le but de t'éclater pour le fun. 
Les réseaux sociaux ne servent qu'à concentrer tous ces gens en un lieu. Et ils sont sur tous. 

Si le mutisme fait partie intégrante de ma personnalité, du moins on va dire ça, j'y entre régulièrement. C'est le cas aujourd'hui. C'est arrivé vers la fin de journée. Une interaction sociale. Et hop, rideau. Pas agressive ou néfaste. Mais c'était l'interaction de trop. Celle dont je ne voulais pas, sans le savoir. Je ne sais ce genre de choses que quand ça arrive. 

J'ai commencé à me sentir mal un peu avant. Là en revanche, la connerie ambiante présente était responsable. Il y a quelques jours, j'ai donc quitté mon FB pour partir me cacher sur un profil comptant 6 personnes. Des proches. J'y ai aussi mes groupes consacrés à la lecture (je vous mets les liens à la fin de l'article), et j'y brille par mon silence.
J'ai  supprimé des tweets il y a quelques grosses minutes. Pas envie de provoquer des discussions que je ne veux pas avoir, peu importe le sujet. Je vais laisser tomber mon compte quelques temps.
Parler ici, c'est différent. Je suis sur mon PC, avec la merveilleuse Sia dans les oreilles. Personne ne me répond, il n'y a pas de conversations. Bien entendu je validerai les commentaires, quand j'arriverai à m'adresser à quelqu'un. 

Mais comment elle fait quand elle bosse. Je force. Et c'est un peu dur, je ne vous le cache pas. Ça me demande des efforts. Mais j'ai l'habitude. Donc en dehors de mon travail que j'aime fort quand même - parce que ça j'ai la sensation que jamais rien ne pourra le foutre en l'air, je me laisse aller à ce mutisme qui m'apaise, me soigne. 

Je suis dans mon cocoon. Avec mes proches. Avec mes livres. Avec ma musique. Avec Anamnesis. 

Les groupes :

Le Bazaar de Stephen King

Les Thrillers de Maxime Chattam

Mordus de Thrillers

En écoute : Sia - Chandelier