Savez, ce truc qu'on accorde à tour de bras, même qu'on se fait traiter de con chaque fois qu'on se fait rouler dans la farine. Même qu'aussi  "bah si tu fais confiance comme ça, il aurait eu tort de se priver !". 
Discours tout aussi nauséabond que de dire à une femme que si elle porte une jupe, le violeur aurait eu tort de se priver. 

Celui qui fait du mal à quelqu'un est le seul et unique coupable. Personne n'oblige à mal se conduire. C'est un choix. Peu importe ce qu'on met de joli derrière pour décorer, comme un môme décore son assiette avec ses tites nouilles en alphabet, formant des mots qui ne ressemblent à rien. Un choix reste un choix.

Septembre... L'automne. Ma saison. Mabon arrive et après, ce sera Samhain. La fin de l'année. Je regarde l'année écoulée, je fais un bilan. Mon éloignement est aussi utile à ça. Je regarde mon année bientôt terminée et... Je me juge. 

Je suis du genre à retourner le même problème dans tous les sens durant des mois. Parce que je peux laisser quelque chose passer. Je ne pense pas que faire confiance soit un tort ou une tare, un truc d'abruti notoire. Je pense que c'est normal de faire confiance. je pense qu'on devrait pouvoir, en toute circonstances, sans craintes aucune. 

Ce qui est en réalité détestable n'est pas d'accorder sa confiance, c'est d'en être indigne. C'est d'être cet être qui manipule, utilise, ment, trahit les autres. 

Le bilan est lourd cette année pour moi. J'ai accordé une confiance, et même une admiration parfois, un respect. Et rien de tout ça n'était pourtant mérité. C'est là que vient le "on ne peut pas faire confiance". On devrait pouvoir, mais trop en sont indignes. 

Le soucis avec les gens reste principalement leur égo. Persuadés en êtres suprêmes qu'ils sont, qu'ils seront pardonnés, que ça ne sera pas si difficile. Si ces gens faisaient taire leur égo et étaient attentifs à ce qui est, de façon réelle.... Ces petits oiseaux chanteraient bien moins fort. Et ils feraient un vrai travail sur eux, au lieu de se croire maudits en se racontant des fables.

Ça me fait du bien, cet éloignement. Ce profil sur lequel au final je reste. Rempli de calme, voire de silence. Pas de passage sur les autres réseaux, qui eux aussi ne feraient que me fatiguer.  Je profite des énergies de Mabon qui arrivent. Je vis l'installation de l'automne, sa douceur, son calme bénéfique. 
J'abandonne et je me mets à l'écoute de moi. Tout ce que je veux, c'est fuir. Arrêter. Ne plus être exposée. Je suis épuisée. J'ai tout donné, durant toute cette année, et je suis en rupture de stock. L'automne tombe, et je suis aussi morte que la nature le sera dans quelques semaines. Et ma confiance ne sera plus accordée. A moins de me prouver qu'on en est digne, puisque c'est ainsi que le monde, l'homme, me pousse à fonctionner.

C'est légitime de vouloir faire confiance. Ça se comprend, ça se pardonne. Mais pour le reste, c'est une autre chanson....