Avant de commencer : Merci. ♥ Merci à tous ceux qui se sont montrés si gentils à la lecture de mon article précédent. Depuis, je ne m'étais pas occupée de ça, j'ai continué mon chemin. Jusqu'à tout à l'heure, à la suite d'un geste qui m'a fait revenir en arrière, j'ai marqué davantage mes choix. Je ne veux plus de ces "liens" qui sentent et ont ce goût de poison, qui m'étouffent, venant de gens qui ne me veulent que du mal.

J'ai été immensément touchée par vos mots, tant et si bien que sur FB, je n'y ai pas encore répondu. Je ne m'en fiche jamais. Je suis incapable de me foutre de la tendresse qu'on me témoigne. Mais, les démonstrations d'affection, je ne suis jamais à l'aise. Elles me touchent à m'en paralyser. Et y répondre, pour moi, c'est dur. Pourtant, j'aime profondément les autres. Le seul moyen que j'ai trouvé pour le dire, c'est de faire le métier que je fais.

Merci ♥

Il s'en passe des choses, cette année. Alors que nous n'avons que presque terminé le mois de janvier. Je vais partager un peu de mon FB privé pour égayer, parce que par moment, je vais être sympa. Encore. Mais pas que. On va rire quand même aussi.

Le pot de Nutella. Je ne sais pas ce qui m'a fais le plus rire. Ceux qui se sont cartonnés la gueule pour un pot de chocolat qui veut votre mort et celle de la nature avec tout ce qu'elle contient, ou ceux qui sont venus nous parler de misère.

La misère ? Celle qui fait que tu te cartonnes pour un pot de chocolat ET pour la promo sur les lentilles ou le lait infantile ? C'est bien de cette misère là dont on parle ?
Non parce que chez moi la misère vois-tu, c'est celle qui fait que tu pourrais te cartonner pour tout ce qui te ferais tenir debout et le Nutella est loin d'en faire partie. C'est celle qui fait que tu n'as JAMAIS 4 euros à coller dans du Nutella, peu importe le nombre de pots que tu embarques. La misère, c'est celle qui fait que tu sais que le Nutella c'est pas un produit de première nécessité et que puisque tu as des choix à faire, tu prends les lentilles, parce que ça au moins, ça va te nourrir.

Laisses-moi te parler de ma petite vie. J'ai grandi dans une famille qui n'avait pas un rond et les placards étaient souvent vides. Mon père préférait mettre l'argent dans l'alcool (aujourd'hui, il est sobre, depuis de nombreuses années, et je suis très fière de lui) et ma mère s'occupait de nous, faut dire qu'elle et le boulot, ils ont jamais été copains (elle bosse toujours pas).
Du Nutella, y en avait pas. Jamais. Y avait du chocolat à bas prix et on s'en contentait et quand il n'y en avait plus, on savait qu'il fallait pas demander, parce qu'on savait pourquoi il n'y en avait plus. Ma mère ne se serait jamais battue comme une loubarde avec des inconnus pour un vulgaire pot de chocolat.

Je me suis retrouvée à dormir dehors, à sauter des repas, dans un foyer, en famille d'accueil, dans un hotel miteux sans aucun bagages, avec juste mes fringues sur le cul, un couteau dans ma poche pour me protéger de mes voisins de chambrée que je n'aurais pas hésité à planter si il avait fallu, parce que j'étais dans un tel état de rage et de volonté de me protéger que la connerie n'était pas loin, je me suis retrouvée endettée, au RSA aussi. J'ai du tout construire seule. Je suis arrivée là où je suis seule. Alors la misère, tu viens pas m'expliquer ce que c'est, sinon je vais me fâcher et tu vas pas aimer la blague.

J'ai appris. Angellyca, si tu veux du Nutella... Faut travailler dur. J'en achète pas pour des raisons éthiques, mais je pourrais largement, à la place ma gosse à son Milka (je peux pas négocier là), appelles ça une revanche sur la vie si tu veux, tu auras raison. Je me suis juré que ma fille n'aurait pas ma vie. Et elle n'a pas ma vie. Mais à part pour me défendre, jamais je n'ai frappé quelqu'un. Jamais je ne pourrais frapper ou insulter pour un pot de chocolat, c'est impensable.

Alors au lieu de FRAPPER, parce que rien n'excusera à mes yeux que des gens en aient frappés d'autres pour un produit qui n'est même pas de première nécessité, frapper des gens pour du CHOCOLAT, tu fais comme moi, tu te sorts les doigts du cul et tu te donnes les moyens de payer le pot à 4 euros. Sinon, tu pleures pas. Vous savez que les migrants à Calais se comportent avec plus de dignité ? J'ai connu des SDF avec beaucoup plus de classe. C'est pas de la misère ça. C'est de la connerie.

Je suis dure, même très dure et je le sais. Mais ce n'est pas en encourageant, ou en validant de tels comportements qu'on construit des fortes têtes capables de gravir les montagnes. Il faut pousser, être dur, coller des coups de pieds au cul, motiver, dire la vérité. Tu bosses pas dur, t'as rien, fin de l'histoire. C'est ça qu'il faut dire aux gens.

Va falloir arrêter de câlinouter tout ce petit monde dans le sens du poil en leur pleurant dessus parce qu'on va droit au casse gueule. En tout cas, faut pas attendre ça de moi.

C'est vrai qu'on pourrait se demander. Je dirais que le monde va de plus en plus mal. Les gens ne réfléchissent pas, valident tout et n'importe quoi.... Tout ça, c'est notre faute. Mais...

Tu sais, la Terre, elle ne se détruit pas. Ça, c'est un mythe. Une ânerie qu'il est inutile de continuer de raconter, déjà parce que ça ne marche clairement pas, étant donné le comportement de la plupart des gens, on voit bien que ça n'effraie personne, et surtout, parce que c'est faux. La Terre ne se détruit pas, elle change. Elle s'adapte à ce qu'on lui fait supporter. Nous ne sommes pas en train de détruire la Terre, nous sommes en train de la rendre inhabitable pour nous, nuance. C'est notre race que nous sommes en train de détruire, la notre et celle de d'autres animaux, parce qu'on est bien trop égocentriques pour partir tout seuls.

La partie de Jumanji n'est pas terminée. Elle s'arrêtera quand on ne sera plus là.

Dark Vador Président. J'aimerais tellement avoir un sabre laser ! Mais il faudrait que je prenne sur moi, parce que je le veux noir, et du coup ça sert à rien. A moins que je ne sorte que la nuit, dans des endroits pas du tout éclairés, avec ma cape. T'as Superman, Dark Vador, bah maintenant t'auras Mamie Sournoise. Et tu ris pas s'il te plaît.

Déjà, je parle comme je veux. Et ça tu vois, c'est quand je souffre. J'aime FB et ses fonds, mais des fois, ça fait super mal, la cécité te guette.
Ce rose là. Que je renomme affectueusement le rose pétasse. Le flashy comme ça, j'ai jamais pu. Et si c'est jaune ou orange alors là, je sombre. Sur mon FB, tout le monde s'est plaint quand même, me disant qu'ils saignaient. Donc voyez, ça ne vient pas que de moi. Le rose pétasse il fait mal. Pour de vrai.

Cet homme. Un artiste dont j'adore le travail depuis plusieurs années. Récemment nos échanges avaient été assez virulents, jusqu'à ce qu'on discute et qu'on finisse par très bien s'entendre. Lorsque j'ai acheté la seconde partie de cet oracle (il m'a offert la première partie), il m'a offert une partie des frais de port, et m'a glissé ce gentil mot.
Je poste la photo pour une raison toute simple. Patrick Valenza, en plus d'être un artiste fabuleux que j'admire, il est un homme que j'apprécie vraiment, et respecte profondément. Il a de la personnalité, du caractère, il est adorable avec son public, généreux et reconnaissant. Ça n'a rien d'une comédie. C'est un artiste entier. Et quand on est quelqu'un d'aussi bien, je veux le montrer aux autres autant que je peux, parce qu'il mérite tout simplement qu'on s'intéresse à son travail.
Alors pour ceux qui ont pensé que c'était de la vantardise, ou pour emmerder de quelque façon que ce soit.... Vous êtes des abrutis et à ce stade, je ne peux plus rien pour vous. Je fais ça pour un homme méritant que j'admire et qui travaille très dur, ça me fais plaisir de le faire, c'est tout.

J'allais dire demain, mais non, à 00 heures 52, j'ai donc 41 ans. Pas de crise de la quarantaine, j'ai toujours été tête de con comme ça, même étant gosse, au grand désespoir de mes divers professeurs. Par contre, il est clair que je tiens moins la distance. A 20 ans je pouvais encaisser les nuits blanches, même encore à 30, maintenant quand j'en fais une j'ai besoin de 48 heures de coma derrière. Et quand je me lève, faut encore que je récupère. Et pour les gens que ça fait rire : Attends, ça vient.

Pourtant, dans mon coeur, j'ai cette sensation terrible d'être plus vieille encore. Plus abîmée. Ridée. Je vois un peu mon coeur, de chair rouge, qui de façon symbolique aurait en lui mes sentiments et émotions, comme ayant des parties noires, asséchées et froides, qui ne pourront plus jamais se gorger de sang. Je suis éteinte, par endroits, dans mon coeur et mon esprit. Je sens bien que... Il y a des choses qui ne se réanimeront jamais. Je ne me plains pas, c'est un constat. J'ai croisé tant de gens qui ont pris plaisir à vouloir me détruire et à me faire du mal, et qui le font encore. Si je suis plus forte, une partie de moi est tout de même.... Morte dedans. Je suis pas triste quand je dis ça. Je m'y suis habituée. Il y a tellement de gens que je ne peux plus aimer, que je ne pourrais plus aimer. Que je ne peux et ne pourrais pas pardonner. Il n'y a pas de colère, ni de rancune et encore moins de méchanceté. Juste le vide. Et c'est pire encore. C'est pire, parce que je souhaite ce vide. Ces personnes qui étaient dans mon coeur gorgé de sang, pour qui j'aurais tout donné, mes parents, et d'autres.... Se trouvent désormais dans ces parties noires asséchées que rien ne pourra plus éveiller. C'est trop tard. Pour eux, et même pour moi je crois. Je ne crois pas que ça changera. Je ne ressens même pas d'espoir ou de besoin d'en avoir, par rapport à ça. J'ai abandonné et je me suis habituée. Ces parties là sont mortes et c'est tout. Je me suis battue toute ma vie, depuis petite, ça n'a été que combats. Alors oui, je suis plus forte que beaucoup. Mais les cicatrices ça ne part pas sous prétexte qu'on le souhaite.

Merci Twitter. T'es méga choupinou d'amour.

♪ En écoute : Kimotion - Once We Can Fly feat. Carly Gibert