Une nouvelle tranche de vie. 

nana

La nouvelle pub Nana. J'ai lu bon nombre d'avis, et autres commentaires que j'ai trouvé assez... Alarmant. Au 21ème siècle, des gens sont encore choqués, perturbés, par une publicité qui met en scène les règles, l'appareil génital féminin. 
Le passage où la jeune femme se regarde dans un miroir est visiblement presque le plus honteux. En réalité... Nous l'avons quasiment toutes fait. Étant donné la position de la vulve sur le corps, notre seule option pour voir comment nous sommes faites, a été, est, de regarder avec un miroir. Ça n'a rien de honteux. Notre corps est fait d'une certaine façon, et le découvrir n'a rien de dégoûtant. Les hommes n'ont jamais observés leurs pénis ? Je suis sûre que si, certains vont même jusqu'à le mesurer, ce que je peux comprendre, puisqu'il est là aussi, question de connaître son corps.
Les règles ont été bêtement diabolisées par des croyances ou autres cultures, hors dans mes croyances à moi, le sang menstruel est considéré comme ayant une valeur importante, il est symbole de vie, de création et de féminité. Dans mes croyances, l'homme et la femme sont sublimés, il n'y a pas de tabous concernant le corps, les menstruations ni même concernant la sexualité. Avoir ses règles c'est pouvoir enfanter, et le faire ou non, bien entendu, est un choix qui appartient à chaque femme. 
Dans ce statut je me suis énervée, parce que je venais de lire des tas de commentaires plus affligeants les uns que les autres.

Un des pires : "Il faut retirer ça, il y a des enfants devant la télé !"

Oui, c'est justement le bon moment pour expliquer à l'enfant que ça, c'est la vulve, c'est le corps humain, et que la publicité parle des règles, chose explicable ou non, en fonction de l'âge. Je ne vois pas pourquoi, d'emblée, on cache ces informations aux enfants, comme si c'était grave ou honteux, informations qui sont importantes pour leur développement. Il ne s'agit pas de sexualité et d'entrer dans quelque chose de délicat. Il s'agit de dire à un enfant que les femmes ont une vulve, et que ça dans la télé, ça le montre et que c'est normal. C'est le moment pour que les parents puissent saisir l'occasion d'en finir avec ces tabous, et de permettre aux femmes de ne plus avoir honte de leurs corps. C'est aussi et surtout, permettre aux enfants de grandir en étant en paix avec leur propre corps, dans l'acceptation et le respect de ce dernier.
A l'heure où j'écris cet article, j'ai moi-même mes règles. Je ne le dis pas pour en faire un drapeau, juste parce que ce n'est pas une honte, et donc par extention, ça ne me gêne pas d'en parler. Et aucune femme ne devrait avoir honte.
Je suis très heureuse de voir cette publicité, réaliste. Je la trouve très belle, délicate, sans vulgarité, à l'image du corps de la femme d'ailleurs. Et ma fille de 13 ans, à qui j'ai parlé de tout, l'a trouvé très pertinente aussi et a apprécié de la voir. Je trouve qu'il est temps que les mentalités changent, et Nana est à féliciter pour cette pub qui rend enfin hommage aux femmes. 

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Ça me décris assez bien. Je vois le regard des gens dans la rue, sur moi. Habillée en noir, maquillage essentiellement noir. Je n'ai pas l'air aimable, je souris peu. Dans mon village, j'ai une réputation d'asociale, et les gens ne me parlent pas. Je dois bien reconnaître que ça m'arrange, vu le voisinage. Pourtant, je suis quelqu'un qui a fait de sa vie.... Mon travail consiste à aider les autres. Mais je reste une personne avec un caractère peu commode, qui doit sans cesse travailler pour gérer sa colère. Et je suis aussi une gentille guimauve rose. Donc oui... Ça me décrit assez bien.

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Je n'avais plus d'appareil de ce type. Un blender, qui me sert à faire une cuisine encore plus saine et équilibrée. Un achat qui va dans le sens de ma démarche, celle de tout assainir, de changer radicalement, bien plus poussée depuis quelques mois. J'ai fais énormément de tri dans ma vie, pris des décisions radicales et sans appel, rejeté tout ce qui était à mon sens nuisible, que je n'aime plus, ne respecte plus, n'accepte plus, ne veut plus voir, ni lire, ni entendre. Un travail qui touche absolument tous les domaines de ma vie. Ce qui compte, c'est moi, ma vie, mon bien être. Et je commence enfin à me sentir mieux. Les deuils qui devaient se faire se font enfin, dans le calme. Je me sens appaisée, en paix avec moi et mes choix, ma ligne de conduite.

Depuis quelques jours, je tends, dans mon esprit, de plus en plus vers le veganisme. Je sais avoir pensé et dit que ça ne me convenait pas, mais mon chemin se faisant, je pense que le végétarisme n'est pas suffisant, et je ne me sens pas en phase totalement avec mes convictions. Il s'agit plus de ressenti personnel, en fait. Mais plus ça va, et plus je me sens bien dans l'idée de devenir vegan. 
Pourtant, il ne faut pas s'inquiéter. Ce chemin est le mien, et je n'ai pas l'intention d'essayer de pousser, d'obliger à adhérer à mes conviction ni à mon veganisme, que j'installe dans ma vie progressivement. Je partage bon nombre de choses. Parfois avec une certaine virulence, je le reconnais, parce que je suis inquiète quant à l'avenir. Parce que je n'en vois plus.
Alors par moment oui, c'est vrai, il y a des "bordel de Dieu" et autre "putain de merde" qui sortent de ma bouche. Mais si je peux parfois céder à ma colère qui est plus le fruit de mon désespoir qu'autre chose, il faut savoir que j'ai une enfant de 13 ans accroc aux sushis, et qui mange de la viande. Et qui dit enfant de 13 ans, dit que c'est maman, autrement dit moi, qui met dans le caddie et passe à la caisse. Parce que ce chemin, pour bien se faire, pour permettre à d'autres de l'emprunter, il faut du respect, de la compréhension et de la bienveillance. C'est pas à coup de poings dans la gueule qu'on peut convaincre. Je n'aime pas qu'elle mange tout ça, c'est vrai, je le reconnais, mais je ne lui dit pas. On discute, et je la laisse avancer, comprendre par elle-même. Elle est très sensible, je ne peux pas la mettre devant des vidéos de L214, dont j'admire le travail et la persévérance, parce que je sais que ça la démolirait. Et ce n'est pas une bonne façon de faire, au delà du fait que je refuse de faire du mal à mon enfant. Ça n'est pas la bonne méthode et je sais que beaucoup de vegans seraient d'accord avec moi, car Dieu merci, tous ne sont pas intolérants. 
Je montre des choses, parle de faits scientifiques. Je suis, je le reconnais, incapable de me taire et je comprends que je puisse heurter, paraitre méchante. Mais dans les faits, ça n'est pas de la méchanceté ni même du mépris, c'est surtout une volonté d'aider aussi. Le végétarisme, le veganisme, c'est meilleur pour tous. Et par là, je veux dire qu'il ne s'agit pas que de nous, mais des autres êtres vivants, de la planète toute entière. J'ai juste pas envie qu'on crève tous. 
Je réfléchis et travaille sur ma façon de partager ça. J'ai pas encore tout bien trouvé, et j'ai encore du mal avec mes émotions. Mais sachez que je ne suis en aucun cas mal intentionnée ou malveillante. Je suis juste.... Pas très douée, pour le moment encore. 

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Je pense que ça suffira pour cette tranche de vie. Bonne nuitée petiots. 

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