Je voudrais écrire un de ces articles travaillés que je suis parfois capable de pondre, mais je ressens juste de la fatigue. Je reste devant le clavier, à avoir envie de m'exprimer tout en ressentant à quel point ça peut m'emmerder. 

Ce sentiment de fatigue ne part pas. Je reste isolée et le peu d'interractions sociales que j'ai me vident. Le monde et son énergie de merde, nauséabonde, de masse, de salopards... Me vide. Usée jusqu'à la corde.

Je m'offre une après midi de lecture, je reviens et on a récompensé Polanski. Cette sous-merde de pédophile violeur impuni. Cracher à la gueule de toutes les victimes de viol, d'agressions sexuelles, dont je fais partie. Littéralement. Le soir des César, on m'a, à moi aussi, craché à la gueule. A moi aussi, on m'a dit de me taire. 

Séparer l'homme de l'artiste. T'as raison gros, le mec qui bosse et réalise les chefs d'oeuvres que tu regardes c'est pas le même qui drogue et sodomise des gamines et viole des femmes, à un mandat international au cul parce qu'il fuit la justice, faisons la part des choses. De même que si un garagiste viole ta môme, tu fera la part des choses et continuera de lui amener ta bagnole. Parce qu'il faut séparer l'homme du garagiste. Ah non, là c'est marrant, dans ce sens là ça marche pas dis donc. C'est pas pareil. Elle est où la différence, tu peux me le dire ?  Putain de décérébré à la con....

Blanche Gardin à raison, cette indulgence face aux artistes ne ressemble à rien. C'est juste un discours de trou duc incapable de se servir de ses neurones. Incapable de juste se priver d'un film histoire d'être réglo et de soutenir des mômes et des femmes qu'on invisibilisent sans arrêt, à qui on dit de fermer leurs gueules parce que faut être gentilles avec des pauvres merdes incapables de garder leurs bites dans leurs frocs, parce que bon, on en meurt quand même de pas mater du Polanski, c'est sérieux ! C'est pas le soutenir que de payer pour voir son art. Il bouffe grâce à toi, tu contribues à sa notoriété, t'es complice point barre. Assumez-le, bande de lâches, au lieu de nous servir cette merde sans nom de "on sépare l'homme de l'artiste", juste parce que ça fait trop mal de reconnaître que t'es juste une grosse merde qui préfère fermer les yeux sur ses viols et agressions, qui préfère que les victimes ne te gênent pas trop, et même se taisent hein, disons-le franchement, juste pour pouvoir mater ton film. 
T'es au courant qu'il y a d'autres réalisateurs qui en font des films, et qui défoncent pas des gamines de 13 ans après les avoir drogués ? Parce qu'il y en a en fait, tu es pas en danger de pénurie de films, calmes -toi, pauvre petite victime à qui on demande de simplement pas soutenir un violeur. Mais t'as raison je comprends, c'est hard comme effort. 

OH MY GOD TU VAS RATER "J'ACCUSE" !!! Ça va aller, tu veux qu'on appelle le SAMU ? 

Il y a une équipe derrière, bouuuuhhhh, vous êtes méchants avec la pov' tite néquipe !!!! Oui, et alors ? Ils ont touchés leurs chèques déjà, (25 millions le budget de J'accuse hein, ça va je pense) alors qu'on arrête de chialer dessus comme si c'était des clodos sans le sou, ils ont choisi de bosser avec ce mec là, qu'ils se démerdent. Ils pouvaient choisir de bosser pour un mec qui viole pas des gosses, ça s'appelle avoir de l'éthique et une conscience. Alors l'équipe.... Je les emmerde autant que Polanski, sa famille, ses potes et son public de dégénérés. 
Jean Dujardin qui se tire parce que selon lui ça pue ici, t'as raison vieux de te tirer, ça sent déjà moins la merde quand t'es pas là. 

D'ailleurs au passage, un article grandiose qui exprime clairement ce que je pense et ressent, et ça m'a fait un vrai bien de le lire, merci de tout coeur à Virginie Despentes pour l'avoir rédigé, elle sera à jamais dans mon coeur, rien que pour ça. Bonne lecture

Il y a des fautes dans cet article. Il y a en a toujours beaucoup lorsque je suis en colère, c'est un peu comme la grossièreté. Et je ne m'en excuserai pas. Si on ne vivait pas dans une société nauséabonde, gérée et dominée par les salauds et autres sous-merdes qui les soutiennent, cet article grossièrement écrit n'aurait jamais vu le jour. 

Monde de raclures. Désolée, fallait que ça sorte.